Ce que j’ai sur le dosLorsqu’il m’a annoncé cela, B était assis sur une table dans le couloir, le dos voûté. J’ai tout de suite imaginé une bête, la même que dans Alien, elle s’agrippait à lui. Ses paroles m’ont fortement marquées, touchées.
Je pense qu’il est sous l’emprise d’un petit caïd de 15 ans, qui le rackette. [1]. B nie cela, bien que sa mère ait des preuves matérielles [2].
Je pense aussi que B a subi des traumatismes dans sa petite enfance, il l’a laissé entendre, mais ne peut en dire plus. J’ai une idée de la nature de ce qu’il a subi. Les symptômes qu’il donne à voir et entendre sont parlant, ou me parlent. Il fugue, il met le feu, il vole.
A cela se rajoute le fait que son père ait disparu de la circulation lorsqu’il était nourrisson. Sur le conseil de son psy de l’époque, il a demandé à rencontrer ce dernier il y a deux ans, mais il lui a dit qu’il avait fait sa vie et avait autre chose à faire que de s’occuper de lui.
B ne veut plus voir de psy, le dernier en date a tout "balancé" à son juge. Selon lui, il a rapporté mot pour mot ses paroles. B se sent bafoué, B est blessé.
B n’a pas confiance en l’adulte, B a été cassé petit, B ne s’imagine pas en devenir.
Dans ses crises, B s’auto-mutile : il se griffe, se fait vomir, se fait saigner du nez. Hier il se plantait une immense épine dans les mains en me parlant.